( 30 avril, 2009 )

Dans la guerre de 1940

 

 

    Là, nous avions un vestibule qui donnait sur trois pièces, plus cuisine et toilette. C’était nettement plus confortable et toujours  au premier étage.

    Personnellement j’ai changé d’étage plusieurs fois. Quand  J’ai commencé à travailler, j’ai  d’abord installé mon bureau au rez- de- chaussée, puis marié, nous avons occupé le deuxième étage, et nous sommes restés   dans cette maison jusqu’en 1965.  

     .Au décès de mes grands parents, mon père en a hérité conjointement avec ses deux sœurs .Par la suite, quand celles-ci décidèrent d’aller à Amiens,  il a racheté leur part.

 

.LE GRAND -PERE  LEJEUNE

 

    Avant que nous prenions possession  de la rue de Vannoz mes parents venaient souvent  montrer le petit  aux grands -parents  .Le grand- père ouvrait  un  buffet sortait une boite de gâteaux  et tapotait avec ses doigts sur le couvercle. .J’en avais déduit qu’il fallait procéder à ce rite pour ouvrir la boite, aussi dès que j’arrivais, je fonçais sur le bahut, sortais la boite et tapotais dessus, de suite, afin de  gagner du temps. Est ce vraiment un souvenir ? ou me l’a –t-on raconté souvent.

Le petit dans le jardin de la rue de Vannoz

Dans la guerre de 1940 dans Souvenirs de 1940 clip_image002

    

  Malheureusement je ne le connus pas longtemps ; quand il décéda je n’avais que 5 ans  Le jour de sa mort, j’étais très intrigué,  toute le famille, angoissée, était réunie  dans la chambre , .Lui était  couché, tout habillé,  sur son lit, chemise blanche cravate noire, en veston.  Il ne bougeait pas, ne parlait pas, j’ai

( 29 avril, 2009 )

Dans la guerre de 1940

dare- dare. J’ai d’abord eu droit à la leçon qui s’imposait, puis au repas du soir mes parents se partagèrent les restes du fameux gâteau, sans m’en donner évidemment.

   J’ai prononcé alors, une phrase qui est devenu célèbre dans la famille le « Dédé t’en fiche, il en veut pas  » Fermez le ban. !   

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.   Dans la guerre de 1940 dans Souvenirs de 1940 clip_image002clip_image004 dans Souvenirs de 1940

en 1940                 en  1952

   

( 29 avril, 2009 )

Dans la guerre de 1940

reculade avec le couloir de Danzig  en 1939,

     .,Pour sauvegarder la paix Anglais et Français   étaient  prêts à tous les compromis . Les Puis les jours et les semaines sont passées sans que la vie change beaucoup. On parlait de la guerre de temps en temps, mais elle paressait encore loin et un espoir apparu avec le traité de Munich, mais c’était reculer pour mieux sauter

     Nouvelle ministres, qui s’étaient fait roulés dans la farine, ont été reçus triomphalement, car on croyait qu’ils avaient évité la guerre.     

       Mais en fait Hitler et le nazisme montaient en puissance et en audace et  finalement la guerre  qui nous fut imposée a quand même été  déclarée en septembre de la même année.

 

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PREMIERES  DIFFICULTES

        La vie devint  rapidement plus difficile,  les marchandises manquèrent  bientôt, les gens faisant des stocks et mon père  devait aller en vélo, à la campagne  jusqu à Leintrey, chez  mon grand père maternel pour  tenter de nous ravitailler. Cela représentait aller et retour une centaine de kilomètres..

  C’était très difficile d’obtenir une livre de beurre, à part de rares  amis au grand cœur, comme la famille BRIOT.. de Leintrey, car le marché noir exista  très vite   et comme nous étions connus comme faisant presque  partie du village les paysans  n’osaient pas nous faire les prix  qu’ils pratiquaient avec  des inconnus de la ville    « mon pauvre, les vaches ne donnent pas beaucoup de lait  en ce moment et les poules ne pondent pas, vous savez la vie devient difficile, mais pour vous dépanner   on  va essayer  de vous trouver  2 œufs, faut bien s’entraider n’est ce pas .ah ! Si on pouvait faire plus, croyez bien  qu’on le ferait !

C’est de l’hypocrisie, dont chacun est conscient, mais c’est humain..

     Il fallait s’en contenter et bien remercier, car ces deux œufs étaient   quand même les bienvenus.

Les villageois ont tendance à penser que les citadins sont des heureux  paresseux, et les citadins  ne  voient dans les travailleurs de la terre  que des culs terreux.

        Cependant mon père, artisan  peintre, et  ayant moins de travail du fait de la situation  décida avec ma mère  qu’il serait plus prudent de quitter Nancy .En effet la ville avait subit des bombardements durant la dernière guerre de 14/18 et rien ne prouvait  que cela n’allait pas se reproduire

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( 29 avril, 2009 )

Dans la guerre de 1940

Au bout de la rue se trouvait un charmant petit square celui des Ducs de Bar, ainsi que mon école !!Le square était éclairé par des  becs de gaz allumés  tous les soirs et éteints le matin

  Je crois me souvenir que parfois, certains  de mes copains faisant preuve de ‘ bravoure,’ aient  lancé des cailloux  en leur direction. Ce que bien sûr, je n’ai jamais fait, ……..je n’aurais pas osé!

    Mais nous faisions aussi de bornes actions en allant vendre des timbres antituberculeux dans la famille,  à nos amis, à nos  voisins, et dans la rue en accostant las passants.

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      .La famille habitait ainsi : la Grand- Mère au  rez- de- chaussée, avec la tante Jeanne,

 Nous, au premier étage,

Tante Marie  et oncle Maurice  au deuxième

 Ainsi pour nous la famille était bien réunie, seul, le 3° étage était occupé par un locataire étranger à la famille, une vieille fille  Melle  Defaut…. qui un jour descendit  l’étage à califourchon sur la rampe  et atterrie  dans la porte du deuxième étage, ou elle se fractura le nez .Une ambulance l’emmena  dans un  centre spécialisé à Laxou et on ne la revit plus

.      Je passais souvent chez Grand-mère  et parfois j’avais la chance  de passer quand elle préparait du chou fleur à la sauce  béchamel. Elle savait que j’adorais, mais elle attendait que je lui demande : « est ce que je pourrais goûter, Grand-mère ça sent si bon ? » En guise  de réponse elle me mettait une assiette .Bien entendu quand je remontais je n’avais plus faim Mes parents savaient que je venais de passer au rez –de- chaussée   et que le chou fleur avait été au menu et d’ailleurs l’odeur des choux  s’était répandue dans l’escalier.

 

Noël chez la Grand-mère

    C’est un autre souvenir de ma prime jeunesse. La famille se réunissait au rez de chaussée chez la Grand-mère .avec la tante Jeanne, ma tante Marie mon oncle Maurice, mes parents et moi. Il y avait un repas collectif  coupé par  la messe de minuit..Au dessert, je me souviens, qu’exceptionnellement, il y avait des oranges, et à cette époque, c’était rare et très cher.

 

    LA  SITUATION   S’AGGRAVE

( 16 avril, 2009 )

Dans la guerre de 1940

Travaillant à la SNCF le Grand Père avait eu droit  un petit stock de charbon.

 

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      Le petit n’a pas eu froid, merci Papa, merci Maman, merci Grand Père…

 

               Quatre ans plus tard au  départ d’un locataire, nous emménageâmes  au premier étage de la  rue de Vannoz une maison en pierres de taille    située dans cette  rue bien tranquille .C’est mon Grand -Père paternel, Adzir Lejeune  qui l’avait fait construire .Ma Grand  Mère qui était  née Aline  Lejeune( quoique n’ayant aucun lien de   famille avec son futur) n’a donc pas changé de nom en se mariant,

 

Aline  et Adzir                          C’était le hasard de la vie.

 

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( 16 avril, 2009 )

Dans la guerre de 1940

§§§§Les souvenirs  remontent    CD   1 le  13.01.06   15.12.08   18.12.08  26.01.09   30.01.09   14.02.09  7.03.09

 

 LA     GUERRE   1938 à 1945

      C’est en 1938 que j’ai entendu, pour la première fois, le mot guerre dans notre maison. J’avais dix ans.

   Elle devint officielle,  avec l’ « Ordre de Mobilisation Générale »  du deux septembre 1939. 

    .Une de mes tantes, la tante Marie, paniquée appelait à pleine voix dans les escaliers : criant « c’est la guerre, c’est la guerre : la radio vient de l’annoncer   c’est la guerre ! » 

 

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Les   tantes : Jeanne                   et Marie       

    Je ne savais pas ce que c’était  mais à voir, l’attitude atterrée  de la famille, il m’est apparu que cela devait être terrible.

    J’avais vu le jour à Nancy, rue Thierry ALIX en 1928, dans un petit appartement de deux pièces au premier étage.. Curieusement je n’ai pas de souvenir de cette année là, pourtant je n’avais pas encore l’esprit surchargé par les souvenirs.

    Ma mère m’a raconté,   que l’hiver fut rigoureux et que mon père faisait chaque jour, à pied le chemin jusqu’à la rue de Vannoz, habitation des grands parents paternels, soit deux à trois km. Ceci pour ramener un seau de charbon afin que le petit n’ait pas froid.

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